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Patricia de Lyon

Du 14 octobre 2018 au 21 octobre 2018

N’ayant jamais fait un trek. J’ai connu une belle aventure organisée par Hassina et Hammou. J’y pu rencontré des personnes authentiques dans des paysages magiques
Un conseil… Laissez-vous porter par Hammou qui vous guidera au gré de vos envies
Belle expérience à conseiller !

Marie Jo et Christian de Casteide-Camille (64)

Du 27 mars 2018 au 07 avril 2018

Quels souvenirs allons nous garder de notre trek dans le Sahara marocain ? Celui de belles balades dans des paysages variés : regs, ergs, oueds, plateaux et surtout majestueuses dunes de Chegaga. Celui d’une équipe chaleureuse composée de Hammou, guide-cuisinier; Hossein et Basso, chameliers en charge des 3 dromadaires, tous trois aux petits soins pour nous « les touristes ». Celui de bons thés et bons repas aux pique-nique et bivouacs : salades, tajines, couscous, crêpes et beignets… dans le désert. Bref, une bonne expérience à renouveler dans d’autres coins du désert, inch’Allah.

Sylvie de Moulins-sur-Allier

Du 24 décembre 2017 au 6 janvier 2018

Le steward ferme la porte derrière moi. Un an déjà ! Je rouvre la parenthèse. Je laisse derrière moi une année occidentale bien ordinaire.Cette fois-ci, c’est un peu différent et surtout moins impersonnel. Je pars avec Hammou et Hassina que j’ai rencontrés lors de mon dernier passage.

23h59. La porte est franchie. Ouf ! Je ne serai pas en France à Noël. Ils m’attendent à la sortie de l’aéroport de Ouarzazate. Quel plaisir de les retrouver. Bizarre aussi ; comme si une seule journée s’était écoulée depuis décembre dernier. Direction l’hôtel, pour une courte nuit, avant de partir directement pour Zagora et le sud. Pause thé en cours de route. On récupère aussi les derniers produits frais qui manquent pour le séjour. J’en profite pour prendre un petit gobelet d’aluminium histoire de faire comme Théodore Monod. Départ… On retrouve Ali qui nous attend avec les dromadaires : number 1, « le têtu » et number 2 « la bonne pâte ». C’est parti pour deux semaines, au rythme de la caravane. Un trek hors des entiers battus comme aiment le dire les grosses agences qui, en définitive, ont tous les mêmes parcours. Sauf qu’Hamou a pris soin d’élaborer un itinéraire varié, accessible à tous, loin des pistes et campements « patinés » par les trekkeurs : Djebels, palmeraies, villages, erg, reg se succèdent jours après jour.Première journée, première nuit dans le sac. Enfin !

Des choses basiques, saines… S’asseoir autour du feu le soir, sous les étoiles, enroulés dans une couverture. Prononcer quelques mots en berbères ou regarder cuire le pain de sable ou encore se poser des devinettes : « Tu me sens mais ne me vois pas. Tu me cherches, mais ne trouves pas. Pourtant, je suis partout sur ton chemin. » On a toute la soirée et la nuit sous la tente pour chercher. Qui sait ? Si vous ne trouvez pas, Hammou vous donnera peut-être la solution. Le jour pointe son nez. Je sors le mien du sac. Ca caille mais je ne veux pas louper la belle lumière du matin. Opération oignon multicouche, tenue inuit. Je vais me dégourdir les jambes en attendant que le soleil ne sorte et ne chauffe la tente. Ali vient de partir chercher les dromadaires. La bouilloire chante sous la grande tente. Hammou prépare le petit déj. Et la vache qui rit, se marre dans sa boîte à l’idée de me faire un clin d’œil tout à l’heure au café.Le soleil sort. Les tentes sont sèches, on plie. Hammou et Ali répartissent le chargement dans les paniers. Ils chargent les dromadaires : opération délicate. Tout doit être bien réparti, sinon patratas à refaire. Départ jusqu’à ce soir. On s’arrêtera pour une petite pause grignoti : dattes, cacahuettes, figues… avant de repartir et de décharger pour le déjeuner. On sirote un thé en attendant qu’Hammou prépare d’un vrai repas : crudités et plat chaud. On recharge les dromadaires.Cette fois-ci on ne s’arrêtera qu’une fois arrivés au camp. On s’installe pour la nuit qui tombe très vite et le froid avec. On se retrouve tous sous la grande tente pour se réchauffer autour d’un thé et de bricoles à grignoter. Oh ! Des « Petits Henry », j’adore ! Hassina avait bien dit : « du sur mesure ». Hum, la soupe commence à sentir pendant que notre grand « chèche étoilé » prépare les légumes pour le tajine…

Ciel dégagé, pleine lune. Et ainsi de suite au fil des jours. Halte à mi-chemin à Ouled Driss. Passage obligé pour une bonne douche et ravitailler la caravane. On en profite pour déambuler dans le dédale des rues du Ksar, encore habité par quelques familles. Je préfère faire l’impasse sur le musée… c’était une autre parenthèse.Erg, erg à nouveau. La caravane poursuit son chemin. On part quand on est prêt. C’est qu’il ne suffit pas de claquer des doigts pour plier le camp et charger les dromadaires. Surtout s’ils ont décidé d’aller brouter, l’herbe qui est forcément meilleure loin du campement. De toute façon, on a le temps. Ici, les secondes n’existent pas. Seul le temps nécessaire pour faire les choses a du sens : Les montres c’est pour faire joli au poignet. Le moment va pourtant bien arriver où il faudra franchir la porte dans l’autre sens et fermer cette parenthèse. Je n’y pense pas. Je ferme les yeux et je savoure. Pour l’heure, seul dormir, marcher, manger, boire et discuter nous préoccupent… … J’ouvre les yeux. le ciel est gris. Il pleut. 15 jours déjà que la parenthèse s’est refermée. J’ai rêvé peut-être. A en croire le sable dans mes chaussures, non. Le désert est bien là, mais si loin. Merci Hammou et Hassina pour cette bouffée d’oxygène. Peut-être la parenthèse se rouvrira-t-elle en décembre prochain. Je l’espère Inch Allah. En attendant, que celles et ceux qui le parcoureront savourent grain de sable par grain de sable leur part de désert.

Suggestions d'itinéraires
Du djebel Bani à la palmeraie d'Ouled Driss

(8 jours dont 4 et demi de marche)

Du Djebel Bani à Nesrate

(15 jours dont 11 jours de marche)